LA TSIRIBIHINA

 

Un point important: le fleuve est très large et le courant peu important. Les rives sont en général très peu escarpées, et ce qu'on appelle une gorge à Mada n'est pas vraiment la même chose ici; dans les gorges du bemahara par exemple, la Tsiribihina est large d'au moins deux cents mètres, et les "falaises" ne dépassent pas 40 mètres. Pour ce qui est du côté "aventure", c'est vrai que ce n'est pas du tout le club Med, mais ce n'est pas non plus Tintin descendant l'Amazone dans "l'oreille cassée". C'est assez pèpère comme descente, et le danger est quasi inexistant. Certains tour-opérateurs préconisent de descendre en chaland pour des raisons de sécurité: moi je veux bien, mais franchement, je ne vois pas bien où se situe le danger....Quant au confort, pour moi il n'y a pas photo. Le chaland est hyper-bruyant, et il n'offre pas la liberté de s'arrêter où on veut et quand on veut. Alors c'est vrai que ramer çà fatigue un peu, c'est vrai aussi qu'on a pas la possibilité de se déplacer dans la pirogue, mais la liberté et le silence ont un prix....

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La descente de 120 kms s'effectue en trois jours, de Miandrivazo à Antsiraraka. On se lève avec le soleil, et on s'arrête à la tombée du jour. On plante les tentes sur la berge. Prévoir des répulsifs anti-moustiques, bien qu'en juillet, les moustiques ne soient pas légion, et des pulls: les nuits sont fraîches. Emmener beaucoup d'eau, le soleil tape dur ! On passe donc trois jours à pagayer (un peu, mais les piroguiers sont beaucoup plus efficaces que nous les vazahas !), à bronzer, à admirer les paysages et les cultures, à observer les lémuriens, à chercher les caméléons et les crocodiles, à faire des escapades dans les villages, à découvrir des cascades fabuleuses....c'est génial, surtout si votre guide est un passionné de son pays, de sa faune et sa flore ! Et si en plus, votre guide s'appelle Faly et que son rire et son enthousiasme sont contagieux, c'est le top.

 

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La faune: beaucoup d'oiseaux (guêpiers, hérons, bécasses, canards, oies, martin-pêcheurs, rapaces...), différentes variétés de lémuriens, serpents (non venimeux), caméléons, chauve-souris, quelques crocodiles en fin de parcours. Ces derniers sont assez difficiles à voir car il y a pas mal de villages le long du fleuve, et les crocos restent cachés; on les entends plonger, mais on les voie rarement.

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Les pirogues ne peuvent pas aller jusqu'à Belo-sur-Tsiribihina, car plus on descend vers l'ouest, plus le vent  durcit en fin de journée, créant des vagues trop importantes pour les embarcations. On s'arrête donc  environ six kms avant Antsiraraka, que l'on rejoint en charrette, tirée par des zébus. A partir de ce petit village on peut rallier Belo en 4x4, sur une piste à peu près correcte.

 

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